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Lutte contre l'homophobie: Pécresse s'implique

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse entend souligner l'importance de campagne contre l'homophobie
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France Télévisions
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Les taux de suicide des homosexuels sont quatre à sept fois supérieurs à ceux des hétérosexuels du même âge. (© F2)
La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse entend souligner l'importance de campagne contre l'homophobieLa ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse entend souligner l'importance de campagne contre l'homophobie

Elle va écrire aux présidents des universités et écoles du supérieur.

Valérie Pécresse a pris cette décision après avoir entendu des responsables d'associations: des affiches de cette campagne avaient été arrachées dans certains établissements d'enseignement supérieur, comme l'université Paris-Sud Orsay (Paris-11) et l'Ecole polytechnique.

Dans son courrier, la ministre va souligner auprès des présidents d'universités et de grandes écoles le caractère officiel de cette campagne, dont la deuxième phase vient de débuter et qui veut sensibiliser les étudiants et les personnels aux difficultés de certains étudiants "encore trop souvent victimes de discrimination en raison de leur orientation sexuelle".

En juin, deux premières affiches avaient été diffusées à 40.000 exemplaires, dans les lieux universitaires et aux associations.

Cette fois, il s'agit de quatre affiches, diffusées dans les établissements universitaires, les commerces de proximité des grandes villes et remises aux associations, ainsi que d'une campagne sur internet jusqu'au 13 novembre.

"C'est l'homophobie qui tue"

"Il n'y a pas de chiffres et pas d'enquêtes spécifiques sur cette question" de l'homophobie dans le supérieur, a déploré Mme Pécresse. "Mais une des statistiques, c'est le fort suicide des homosexuels dû à la difficulté d'assumer le rejet social de l'homosexualité", a-t-elle ajouté.

"Les taux de suicide sont quatre à sept fois supérieurs à ceux des hétérosexuels du même âge et toutes les études font le lien avec le rejet social. Donc c'est l'homophobie qui tue", a insisté Philippe Castel, porte-parole de l'Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gay, bi et trans).

"Dans les écoles d'ingénieurs, il y a un machisme latent" de type homophobe, "plus que dans les écoles de commerce ou Sciences Po", a témoigné Youssef Draia, du Collectif des associations étudiantes LGBT d'Ile-de-France.

A voir :
>> Deux affiches de la campagne contre l'homophobie dans l'enseignement supérieur (en pdf)

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