Lille et Toulouse en tête du palmarès des hôpitaux français

Ce classement du "Point" est conforme à ceux publiés les années précédentes. 

Depuis plusieurs années, Lille et Toulouse caracolent en tête du palmarès des 50 meilleurs hôpitaux publics français publié par \"Le Point\". 
Depuis plusieurs années, Lille et Toulouse caracolent en tête du palmarès des 50 meilleurs hôpitaux publics français publié par "Le Point".  (FRED DUFOUR / AFP)

Les années se suivent et se ressemblent. Les CHU de Lille (1er) et Toulouse (2e) dominent toujours le palmarès des 50 meilleurs hôpitaux publics français étudiés pour la qualité de 63 spécialités médicales et chirurgicales, que publie Le Point jeudi 22 août.

Cela fait plusieurs années que ces deux hôpitaux caracolent en tête du classement. Suivent le CHU de Bordeaux (3e), les hôpitaux universitaires de Strasbourg (4e), le CHU de Nantes (en hausse), celui de Montpellier (qui passe de la 5e à la 6e place), la Pitié-Salpêtrière-Paris (en hausse) ou encore le CHU de Nancy, qui passe de la 15e à la 8e place. Le centre hospitalier de La Roche-sur-Yon (50e) ferme le ban.

Pour figurer au classement final, un hôpital doit fournir un service médical et chirurgical complet. Les établissements de soins spécialisés en sont donc écartés, mais apparaissent dans les classements sur la prise en charge des cancers ou des maladies infantiles. Côté cliniques, le centre hospitalier privé Saint-Grégoire (Rennes Métropole) conserve sa première place, talonné par l'hôpital privé Jean Mermoz (Lyon) et les Nouvelles Cliniques nantaises (Nantes).

Les classements thématiques couvrent un large éventail de soins : hépatites virales, diabète, rhumatologie, cancers de la prostate, hernies, chirurgies de l'obésité, de l'œil, du pied, hypertension artérielle… Au chapitre des nouveautés, la chirurgie de l'audition et celle du nez et des sinus (uniquement en hôpital).

Percée des femmes médecins

Le magazine décrit aussi une intervention de l'aorte sous hypnose à l'hôpital Saint-Joseph (Paris), "où le chirurgien et l'anesthésiste sont les seuls à pratiquer ainsi" et dresse un tableau original des étrangers qui viennent se faire soigner en France (cancers, dialyse…) : plus de la moitié viennent de l'Union européenne et la majorité (93%) est traitée à l'hôpital public.

Le Point attaque par ailleurs "les dérives et les ratés de la chirurgie réfractive" (myopie, astigmatisme, presbytie) et note l'aveu révélateur d'un spécialiste qui dit ne connaître aucun confrère qui se soit fait opérer de la presbytie.

Enfin, sur 42 000 praticiens hospitaliers du public, pas loin d'un sur deux est une femme (46%), voire plus à l'AP-HP (55% en comptant les internes). Les femmes représentent désormais un quart des chirurgiens, mais il reste des bastions masculins comme l'orthopédie, l'urologie (4% de femmes chacun), la chirurgie artérielle (8%) et la chirurgie cardiaque et thoracique (9%). En outre, l'accès aux postes hiérarchiques les plus élevés (professeur, chef de service…) demeure plus facile pour les hommes.