Inde : le combat d'un prince pour l'acceptation de l'homosexualité

L'Inde vient de mettre fin à la pénalisation de l'homosexualité. Jusqu'ici, avoir des relations homosexuelles était passible de la prison à vie. Manvendra Singh Gohil, le "prince rose" est l'un des artisans de ce changement de mentalité.

Depuis le jeudi 6 septembre, l'homosexualité n'est plus pénalisée en Inde. Manvendra Singh Gohil est un prince indien et une icône gay, que l'on trouve toujours au premier rang des rassemblements homosexuels. Il porte son message de tolérance dans la rue ou sur les télévisions du monde entier. "Je marche dans les pas de Gandhi. Il répétait sans cesse que la vérité est toujours plus importante", explique-t-il. Le prince descendant d'une famille royale très ancienne a dû surmonter plusieurs épreuves.

"Les gens en Inde pensent que l'homosexualité est une maladie"

En 2006, il décide de commencer son combat avec une interview pour un journal local. Sa famille le déshérite alors et sa mère ne lui parle plus. "Les gens en Inde pensent que l'homosexualité est une maladie", explique-t-il. Il aurait dû hériter du palais familial, mais en a été banni et n'est plus le bienvenu dans sa ville. Le prince est en train de faire construire un abri et une clinique destinés à des homosexuels rejetés par leurs proches. Jour après jour, rassemblement après rassemblement, il fait changer le regard des parents et de l'opinion publique.

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Des sympathisants de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) célèbrent la décision de la Cour suprême, jeudi 6 septembre 2018. (CHANDAN KHANNA / AFP)