Etats-Unis : la Cour suprême juge illégaux les licenciements en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre

L'administration Trump considérait que la loi interdisant les discriminations "en raison du sexe" ne s'appliquait qu'aux différences hommes-femmes.

Un cycliste agite un drapeau arc-en-ciel devant la Cour suprême, le 15 juin 2020, à Washington DC (Etats-Unis).
Un cycliste agite un drapeau arc-en-ciel devant la Cour suprême, le 15 juin 2020, à Washington DC (Etats-Unis). (JIM WATSON / AFP)

C'est un revers pour le gouvernement de Donald Trump. La Cour suprême des Etats-Unis a accordé une importante victoire aux minorités sexuelles, lundi 15 juin, en estimant qu'elles étaient protégées par les mécanismes de lutte contre les discriminations au travail. "Aujourd'hui, nous devons décider si un employeur peut licencier quelqu'un juste parce qu'il est homosexuel ou transgenre, la réponse est claire", la loi "l'interdit", a estimé la Cour, dans un arrêt pris à une majorité de six juges sur neuf.

Une loi fédérale de 1964 interdit les discriminations "en raison du sexe". Certains tribunaux, ainsi que l'administration du président républicain, considéraient toutefois qu'elle ne s'appliquait qu'aux différences hommes-femmes et non aux minorités sexuelles.

Des élus et des multinationales en soutien

Les défenseurs des employés gays, lesbiennes ou transgenres, soutenus par de nombreux élus démocrates et plusieurs grandes entreprises dont Apple, General Motors ou Walt Disney, demandaient à la Cour d'écrire noir sur blanc qu'ils étaient protégés par ce dispositif.

En 2015, la plus haute juridiction des Etats-Unis avait étendu le droit au mariage aux personnes de même sexe. Les défenseurs des minorités sexuelles craignaient que les deux juges nommés par Donald Trump depuis son élection ne l'aient rendue plus conservatrice. C'est pourtant l'un deux, Neil Gorsuch, qui a rédigé la décision majoritaire, joignant sa voix à celle des quatre juges progressistes et au chef de la Cour, John Roberts.