Les indemnités de départ de l'ancien PDG de La Halle font polémique

Alors que le groupe Vivarte va supprimer au moins 1 600 postes en France, son ancien patron, débarqué en octobre 2014, aurait touché de grosses indemnités de départ, plus de 3 millions d'euros selon "Le Parisien".

FRANCE 2

La nouvelle passe mal auprès des salariés. Alors que La Halle et André sont sur le point de fermer plusieurs centaines de boutiques et de licencier plus de 1 600 personnes, Le Parisien affirme, ce 9 avril, que Marc Lelandais, l'ex-patron de Vivarte, remercié après seulement deux ans, a quitté son poste en fin d'année 2014 avec une indemnité de 3,075 millions d'euros.

L'information a choqué, y compris au sein du gouvernement. Emmanuel Macron a ainsi indiqué "qu'une forme d'éthique serait de considérer que quand on est dans une entreprise en difficulté, qu'on a essayé un retournement qui n'a pas totalement marché, et qu'on prend des décisions difficiles, il est indécent de toucher ces sommes-là."

L'accusé nie avoir perçu une telle somme

L'intéressé est sorti de son silence et a annoncé une manipulation, affirmant que "le document présenté est erroné et ne correspond pas à [ses] indemnités de départ". À son arrivée à la tête de Vivarte, en 2012, Marc Lelandais avait initié un revirement stratégique des enseignes du groupe, avec une montée de gamme des produits et l'installation de magasins dans les centres-villes. Une stratégie qui s'est révélée un échec.

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Un magasin de La Halle (groupe Vivarte) à Halluin (Nord), le 7 avril 2015.
Un magasin de La Halle (groupe Vivarte) à Halluin (Nord), le 7 avril 2015. (THIERRY THOREL / CITIZENSIDE / AFP)