Le don de RTT sera autorisé pour les fonctionnaires dès le mois de mai, selon Lebranchu

La ministre de la Fonction publique a réagi sur RTL au combat de policiers alsaciens pour donner des RTT à des collègues dont les enfants étaient malades.

La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu quitte l\'Elysée, le 19 mars 2015.
La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu quitte l'Elysée, le 19 mars 2015. (CITIZENSIDE / YANN KORBI / AFP)

Marylise Lebranchu souhaite étendre le don de RTT, déjà permis dans le privé, au public. La ministre de la Fonction publique a annoncé, vendredi 3 avril sur RTL,  un texte pour le mois d'avril et un décret qui devrait être publié au mois de mai. Depuis le 9 mais 2014 et la loi Mathys, donner des RTT à des collègues dans une telle situation est possible dans le privé, mais pas encore dans le public.

La ministre était interrogé sur le cas de deux policiers alsaciens se battent pour être autorisés à donner des jours de RTT à deux de leurs collègues, parents d'une petite fille gravement malade - une option pour l'heure impossible, faute d'un décret administratif. La petite Charline, 5 ans, qui réside près de Mulhouse, est atteinte d'une tumeur cérébrale inopérable. Elle n'a plus que quelques mois à vivre, selon les médecins.

"Vaste élan de solidarité"

L'annonce de ce diagnostic a suscité un "vaste élan de solidarité" parmi les 450 policiers du Haut-Rhin, dont beaucoup ont proposé aux parents de leur faire don d'un ou plusieurs jours de RTT, afin qu'ils puissent rester en permanence auprès de leur fille, a souligné Edouard Martin, un collègue du père de la fillette qui a pris la tête d'une association pour venir en aide à la famille.

"On veut ne rien regretter, on ne veut pas passer nos journées au travail et ne pas profiter d'elle, car elle a douze mois à vivre !", a dit la mère, Isabelle, interrogée par RTL.Depuis août dernier, les parents sont en arrêt maladie, mais si la situation n'évolue pas, à partir du mois d'août ils perdront une bonne part de leur rémunération. Or "ils ont déjà assez de soucis comme ça, nous voulons leur épargner de devoir gérer en plus des problèmes d'argent", souligne le président de l'association.