Le dernièr père retranché à Orléans est descendu de la cathédrale

Neuf parents, dont une mère, avaient investi, jeudi, une terrasse du monument, pour dénoncer des problèmes de garde d'enfants à la suite de séparations. 

Des banderoles sont déployées, le 10 mai 2013, sur une terrasse de la cathédrale d\'Orléans, par quatre pères pour dénoncer des problèmes de garde d\'enfants à la suite de séparations.
Des banderoles sont déployées, le 10 mai 2013, sur une terrasse de la cathédrale d'Orléans, par quatre pères pour dénoncer des problèmes de garde d'enfants à la suite de séparations. (ALAIN JOCARD / AFP)

Le dernier père retranché depuis jeudi dans la cathédrale d'Orléans en est descendu, samedi 11 mai, peu après 8 heures. Neuf parents, dont une mère, avaient investi, jeudi, une terrasse du monument pour dénoncer des problèmes de garde d'enfants à la suite de séparations. Cinq étaient redescendus dans la soirée de jeudi, trois autres vendredi en fin de journée.

Si les trois pères qui sont descendus, vendredi, vers 19 heures, avaient estimé être plutôt confiants dans l'évolution de leur dossier, le dernier à être descendu, samedi matin, était lui amer. Il a estimé que son action n'avait servi à rien, avant de suivre des policiers pour être entendu.

Un message "contre la lenteur de la justice"

Le groupe de parents qui s'était installé dans la cathédrale réclamait la "coparentalité" et que "le droit des enfants à leurs deux parents soit respecté par la justice" en cas de divorce. "Nous sommes là pour délivrer un message à nos enfants, pour défendre nos revendications personnelles, et non pas pour des revendications nationales, a indiqué, vendredi, l'un d'eux, Cédric Constant. Et ce n'est pas un message contre les mamans, même si elles profitent du système, mais contre la lenteur de la justice."

Le groupe de la cathédrale était venu de plusieurs régions de France, dont la Bretagne, la Lorraine, ou des villes de Caen, Belfort et Périgueux. Ils avaient investi la cathédrale à l'occasion d'une visite de l'édifice qu'ils avaient eux-mêmes organisée.