Le burn-out touche de plus en plus d'actifs

Plus de 3 millions de Français sont actuellement exposés au risque de burn-out. Ce dernier pourrait bientôt être reconnu comme une maladie professionnelle.

France 3

C'est le mal du siècle. Plus de trois millions de Français, au bord de l'épuisement professionnel, présenteraient le risque de développer un burn-out.
Thomas Fantini en a fait l'expérience. Restaurateur, il possède six affaires entre Toulouse et Paris. Son agenda est surchargé : plusieurs rendez-vous par jour avec ses fournisseurs, des journées jamais assez longues jusqu'à un matin d'avril 2013 où le restaurateur fait un burn-out. "Un matin comme ça on se réveille la tête sur le clavier", explique le restaurateur au micro de France 3. Il mettra deux mois à s'en sortir, aidé par ses proches et ses salariés.

"Un mode de travail qui s'est accéléré"

Aujourd'hui, le restaurateur a identifié les signes alarmants : "Je connais le symptôme", affirme Thomas Fantini avant de poursuivre : "Les moments où je suis à la limite, je prends un peu de recul, je me prends une journée où je vois ma fille ou des copains. Donc j'arrive à ne pas passer le cap".

Plusieurs facteurs viennent expliquer ce phénomène. Michel Morau, médecin du travail en Haute-Vienne pointe notamment du doigt "un mode de travail qui s'est accéléré".

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Près d'un salarié sur deux (48%) se dit confronté à des situations de burn-out ou à des niveaux de stress très importants pour lui-même ou pour des proches, selon l'enquête de l'institut Think pour Great Place to Work. (BERLINER VERLAG / STEINACH / DPA-ZENTRALBILD / AFP)