Laisser mourir Vincent Lambert, un droit mais pas un ordre

Sur le plateau de France 2, Dominique Verdeilhan analyse l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme, qui autorise la France à stopper les soins de Vincent Lambert.

FRANCE 2

La décision de la Cour européenne des droits de l'Homme ce 5 juin est sans appel : les médecins du CHU de Reims vont pouvoir stopper les soins apportés à Vincent Lambert depuis sept ans. "Elle est juridiquement définitive. Arrêter d'alimenter Vincent Lambert est donc devenu un acte médical, et non judiciaire", précise Dominique Verdeilhan sur le plateau du 20 heures.
Cependant, "l'arrêt de Strasbourg n'a ni valeur d'ordre ou d'obligation de mettre fin à la vie du patient".

Les parents veulent lancer d'autres procédures

Les parents de l'homme en état de conscience minimale ont affirmé qu'ils continueraient à se battre, et "lancer d'autres procédures devant des juridictions françaises, dans le but d'empêcher ou de retarder l'arrêt des soins", précise le journaliste. C'est donc l'équipe médicale qui va devoir décider à quel moment elle cessera de maintenir artificiellement en vie Vincent Lambert.

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Vincent Lambert, au CHU de Reims (Marne), le 25 juillet 2013.
Vincent Lambert, au CHU de Reims (Marne), le 25 juillet 2013. (MAXPPP)