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La réforme de l’évaluation de Luc Chatel pousse les enseignants dans la rue

Tous les syndicats appellent à la grève demain, sauf le Sgen-CFDT. La journée devrait être bien suivie dans le secondaire et de façon inégale dans le primaire. Une mobilisation pour protester contre la suppression des postes mais surtout contre la réforme de l’évaluation des enseignants.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Nathanael Charbonnier Radio France)

Pour le SNES-FSU, le premier syndicat du secondaire, la
réforme de l’évaluation souhaitée par le ministre de l’Education nationale,  Luc Chatel est tout simplement une "déclaration
de guerre". Cette guerre, elle se joue autour d’une proposition. Faire que les
chefs d’établissement évaluent tous les trois ans les professeurs.

Jusqu'à présent, pour noter un professeur, il devait y avoir
une double notation. Une notation administrative réalisée déjà par le chef d’établissement,
mais aussi une notation pédagogique, la plus importante, faite elle par l’inspecteur
régional, formé dans la discipline du professeur inspecté. En résumé, un prof
de math ne pouvait être jugé que par un ancien prof de math. Or, avec la
réforme, la note reposera avant tout sur les épaules du chef d’établissement,
ce qui est inacceptable pour les syndicats et les enseignants.

Le ministre campe sur ses positions mais se dit prêt à
parler de la méthode

Pour Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, il n’est
pas question de revenir sur ce projet qui permettra de noter les enseignants
tous les trois ans au lieu de sept ans  actuellement. Toutefois, Luc Chatel se dit prêt
à parler de la méthode et surtout du calendrier de la mise en application de
cette réforme. Il  faut dire qu’une crise
dans l’éducation nationale à quelques mois de la présidentielle n’est pas
forcément souhaitable pour le gouvernement.

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