Toute personne condamnée doit-elle figurer au fichier national des empreintes génétiques ?

L'arrestation du tireur présumé de "Libération" mercredi soulève des interrogations sur la rapidité des moyens de recherche concernant les criminels. Depuis 1998, un fichier national contient l'ADN des condamnés pour crimes et délits.

Un policier effectue un prélèvement de salive sur un détenu le 20 octobre 2003.
Un policier effectue un prélèvement de salive sur un détenu le 20 octobre 2003. (COR / AFP)
L'arrestation d'Abdelhakim Dekhar, le tireur présumé de Libération, mercredi 20 novembre, soulève des interrogations sur la rapidité des moyens de recherche concernant les criminels. Condamné en 1998, le suspect ne figurait pas dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques créé la même année. Dans le cas du tireur, l'ADN mis en évidence sur les douilles libérées à Libération, à la Société générale et sur la portière de la voiture de l'otage n'a donc pas permis aux enquêteurs de l'identifier immédiatement. Lors de l'arrestation d'Abdelhakim Dekhar, il a fallu quatre heures à la police pour obtenir le résultat de la comparaison d'empreintes ADN.

Désormais, le fichier national automatisé des empreintes génétiques centralise les empreintes de personnes mises en cause ou condamnées pour des infractions de nature sexuelle, des actes de terrorisme, des trafics de stupéfiants, des crimes et délits d'atteinte volontaire à la vie de la personne. Depuis 1998, 2,1 millions de personnes ont ainsi été inscrites au fichier national. 

Toute personne condamnée doit-elle figurer au fichier national des empreintes génétiques ?
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