Pompiers, Police, Samu : faut-il un numéro unique pour les urgences ?

Le 122e congrès national des sapeurs-pompiers s'ouvre à Agen. Il sera jusqu'à samedi la plus grande caserne de France.

Les pompiers en action à Marquion, dans le nord de la France, le 6 juin 2015.
Les pompiers en action à Marquion, dans le nord de la France, le 6 juin 2015. (JOACHIM SAOULI / CITIZENSIDE.COM / AFP)
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, clôturera samedi prochain le 122e congrès national des pompiers à Agen. Volontaires ou professionnels, ils sont plus de 2 000 depuis mercredi à réfléchir sur leurs missions, leur matériel ou leurs inquiétudes.

A l'heure actuelle, les 250 000 pompiers français gèrent une centaine de centres d'appel, la police et le Samu près de 400 à travers l'Hexagone, avec de nombreux doublons.

En 2013, les pompiers ont reçu 24 millions d'appels, dont 56% sur le 18 et 44% au 112. On dénombre 4 295 500 interventions pour l'année (11 769 par jour). Or, les pompiers de Paris se plaignent : ils reçoivent 96% d'appels inutiles au 112.

Abandonner leur numéro fétiche, le 18, en finir avec le 17 pour la police et le 15 pour le Samu pour un 112 unique : pour faire des économies demandées, mais aussi pour optimiser les interventions, les pompiers font des propositions.

Les pompiers souhaitent la mise en place d'un numéro unique, le 112, pour tous les secours, comme c'est déjà le cas en Angleterre et en Allemagne. Il comprendrait un système de géolocalisation pour savoir d'où les gens appellent. Un dispatcheur permettrait ensuite d'orienter les appels vers un pompier, un policier ou le Samu.

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