Pédophilie : pensez-vous que l'Education nationale a manqué à ses obligations ?

Une semaine après l'interpellation pour viols du directeur d'école de Villefontaine, dans l'Isère, l'Education nationale a suspendu un autre enseignant, mardi, à Rennes.

La ministre de l\'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 24 mars 2015.
La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 24 mars 2015. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)
L'affaire suscite toujours l'indignation dans la région. Une semaine après son interpellation pour viols sur enfants, le directeur de l'école de Villefontaine, dans l'Isère, a été définitivement révoqué, mardi 31 mars, de l'Education nationale.

Il avait été condamné en 2008 à 6 mois avec sursis pour recel d'images pédopornographiques, mais le rectorat n'aurait pas été informé. La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a déclaré mardi que "les non-transmissions par la justice des condamnations sont plus fréquentes que l'on pensait". Une enquête administrative est en cours au ministère de l'Education et au ministère de la Justice.

L'Education nationale est souvent critiquée pour son manque de transparence dans ce domaine par les associations de parents d'élèves. Elle a décidé que désormais, la révocation des enseignants serait systématique pour chaque individu condamné ou ayant commis un délit contraire à la probité et aux mœurs.

Mardi 31 mars, le rectorat de Rennes a suspendu un enseignant condamné en 2006. Et en Moselle, un professeur de 60 ans a été placé en garde à vue, puis libéré dans l'attente d'investigations supplémentaires.

Ces procédures sont peut-être le résultat d'une circulaire du 11 mars qui porte sur la transmission nécessaire, pour les procureurs, des condamnations et procédures pénales concernant un fonctionnaire à son administration. 

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