La parité homme-femme peut-elle changer la vie politique française ?

Les conseils départementaux élisent leurs présidents. Grâce aux règles sur la parité, ces assemblées sont composées pour moitié de femmes. Mais très peu seront élues présidentes.

Christine Bouquin (DVD) pose devant les conseillers après son élection à la présidence du Doubs le 2 avril 2015;
Christine Bouquin (DVD) pose devant les conseillers après son élection à la présidence du Doubs le 2 avril 2015; (SEBASTIEN BOZON / AFP)
Les conseillers départementaux élus les 22 et 29 mars élisent les présidents des départements jeudi 2 avril. En application des lois sur la parité, les nouvelles assemblées sont strictement paritaires : les femmes occupent ainsi 50% des sièges, contre 13,8% auparavant.

Mais il n'y a aucune obligation pour la tête de l'exécutif départemental. Les présidences de départements devraient donc échoir dans une écrasante majorité à des hommes.

Ce déséquilibre aux postes à responsabilité se retrouve aussi lors d'autres scrutins. On dénombre ainsi 48,5% de conseillères municipales dans les grandes villes, où il existe une obligation paritaire, mais seulement 34,9% dans les petites villes. Et seuls 16% des maires sont des femmes, selon Vie-publique.fr

Interrogée par Le Parisien, Réjane Senac, présidente de la commission parité au Haut Conseil de l'égalité entre les femmes et les hommes, souligne la persistance des stéréotypes. Ainsi, les délégations au sein des conseils "continuent de refléter l'ordre sexué de la société. Les plus valorisées, comme l'urbanisme, les finances, sont les plus masculines. La famille, l'enfance, le social, fonctions maternantes dans la société, sont plus féminines." 

Pour que la parité soit réelle, le Haut Conseil à l'égalité recommande de "favoriser la parité à la tête des départements et des régions de demain".

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