La France doit-elle soutenir une opération humanitaire de l'ONU en Syrie ?

La conférence de Genève 2 s'ouvre ce mercredi 22 janvier pour trouver une issue politique au conflit syrien, satisfaisant à la fois le régime de Bachar Al-Assad et l'opposition.

Ban Ki-moon préside la conférence pour la paix à Montreux (Suisse), le 22 janvier 2014.
Ban Ki-moon préside la conférence pour la paix à Montreux (Suisse), le 22 janvier 2014. (RAINER JENSEN / DPA)
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon préside la conférence pour la paix en Syrie, dite Genève 2, qui s'ouvre ce mercredi. Elle doit se poursuivre vendredi par des négociations entre le régime de Damas et l'opposition.

Les occidentaux sont divisés. Les 47 pays mobilisés savent que les chances d'aboutir sont minces. Déjà, Moscou annonce un échec des discussions en raison de l'exclusion de l'Iran.

Dans ces conditions, même si depuis trois ans le conflit a déjà fait plus de 130 000 victimes, la guerre semble devoir perdurer. Le régime syrien et ses alliés ne veulent discuter que sur l'accès humanitaire, la libération de prisonniers, quelques cessez-le-feu locaux en conservant le pouvoir en place, une position en totale contradiction avec les forces d'opposition qui exigent toujours le départ de Bachar Al-Assad.

Pourtant, il y a urgence : un rapport publié hier par le Guardian faisait état de plus de 11 000 détenus morts dans les prisons en Syrie. Par ailleurs, la crise humanitaire touche plus de 9,5 millions de syriens, sans oublier les 300 000 civils piégés, prisonniers dans leurs villes ou leurs villages.

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