Grève des chauffeurs de taxi : êtes-vous solidaires ?

Un mouvement massif contre les chauffeurs UberPop perturbe, jeudi, la circulation dans les grandes villes françaises.

Une enseigne de taxi en grève au blocus de la Porte Maillot à Paris le 25 juin 2015.
Une enseigne de taxi en grève au blocus de la Porte Maillot à Paris le 25 juin 2015. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Ils sont de mauvaise Uber. La grève illimitée des chauffeurs de taxi, jeudi 25 juin, perturbe la circulation dans les grandes villes françaises et l'accès aux aéroports. Les taxis réclament la désactivation de l'application UberPop pour bloquer les activités de la société américaine, qui propose à des particuliers de se transformer en chauffeur.

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La loi Thévenoud interdit la mise en relation de clients avec des chauffeurs non enregistrés pour des prestations de transports payantes. Des peines de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende sont prévues.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a estimé, mardi, qu'"UberPop était en situation d'illégalité absolue". Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, s'est prononcé, lui, jeudi sur RMC, "pour l'interdiction de l'application mobile UberPop". De son côté, le PDG des taxis G7 a estimé, sur BFMTV, que cette concurrence est déloyale et que "face à une provocation permanente d'Uber il n'y a qu'une réponse possible, la saisie des véhicules des contrevenants".

Uber estime pourtant qu'il existe un besoin et revendique 400 000 utilisateurs répertoriés. La société américaine considère la loi française comme une entrave à la liberté d'entreprendre et a obtenu de la Cour de cassation que la question soit transmise au Conseil constitutionnel.

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