Faut-il supprimer les notes à l'école ?

Le ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, lance une consultation pour réformer l'évaluation des élèves. Ses objectifs : encourager les progrès et valoriser les acquis.

Le ministre de l\'Education nationale, Benoît Hamon, à Paris, le 16 juin 2014.
Le ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, à Paris, le 16 juin 2014. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Pour en finir avec les notes sanction, le ministre de l'Education nationale lance, mardi 24 juin, une conférence nationale afin de parvenir, d'ici décembre, à un consensus avec les scientifiques et les professionnels de l'enseignement sur une notation plus bienveillante.

Une enquête Pisa de l'OCDE montre en effet que "les jeunes Français sont ceux qui redoutent le plus l'erreur et s'abstiennent le plus de répondre, par peur de faire une faute".

Mais en France, les notes sont une institution. La notation sur 20 est une spécificité nationale, qui permet le classement des élèves et vise à encourager la compétition. Par ailleurs, avec les notes, les familles maîtrisent les codes de la réussite scolaire de leurs enfants.

Revers de la médaille, les psychologues constatent que les mauvaises notes sont un facteur de stress et de démotivation pour l'élève. Ce système de notation souligne en effet davantage les lacunes et les erreurs qu'il ne montre les progrès. A contrario, en Finlande, les élèves ne reçoivent pas de notes avant la 4e. 

Depuis 2009, l'Education nationale procède, de l'école primaire à la 3e, à une évaluation via un livret de compétences. L'enseignant remplit un document pour évaluer les connaissances et les aptitudes de chaque élève, mais au final, c'est bien le bulletin scolaire affichant les moyennes qui sert à décider du passage en classe supérieure.

Benoît Hamon estime, lui, que la note doit être utilisée, mais il propose aussi des évaluations intermédiaires et en fin de cycle afin de mieux accompagner la scolarité et stimuler les élèves.

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