Faut-il expérimenter le gaz de schiste en France ?

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, indique sur son compte Twitter que "les gaz de schiste ne sont plus d'actualité".

Manifestation à Paris près du consulat, contre l\'exploitation du gaz de schiste dans le sud algérien le 24 février 2015.
Manifestation à Paris près du consulat, contre l'exploitation du gaz de schiste dans le sud algérien le 24 février 2015. (MICHAEL BUNEL / NURPHOTO)
Verra-t-on un jour une exploitation de gaz de schiste en France ? Si l'extraction par fracturation hydraulique, jugée trop polluante, a d'ores et déjà été écartée, une autre technique aurait pu voir le jour, selon un article du Figaro publié mardi 7 avril. Le journal s'est procuré un rapport, commandé en 2012 par Arnaud Montebourg et remis au gouvernement en 2014, qui présente une nouvelle technique d'extraction : la stimulation au fluoropropane, qui permettrait de réaliser des microforages en Ile-de-France ou dans le Sud-Est, moins dévastateurs que la fissuration hydraulique. Selon Le Figaro, ce rapport a été enterré par le gouvernement. 

Dans cette étude, les experts parlent également d'une manne de 100 milliards d'euros possible pour la France et de la création de 120 000 à 225 000 emplois sur 30 ans.

Quoi qu'il en soit, l'exploitation du gaz de schiste est interdite en France depuis la loi Jacob de 2011. Par la suite, François Hollande a assuré, en juillet 2013, qu'il n'y aurait ni exploration ni exploitation de gaz de schiste sous sa présidence. Aujourd'hui en pleine négociation politique avec les écologistes, le président de la République ne souhaite pas remettre ce dossier explosif sur le tapis.

De son côté, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a affirmé mardi que "les gaz de schiste ne sont plus d'actualité" et a réitéré sa volonté de développer les énergies renouvelables.

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