Faut-il autoriser en France le suicide médical assisté ?

La proposition de loi Claeys-Leonetti qui crée de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie est débattue à l'Assemblée à partir de mardi. 

A Strasbourg (Bas-Rhin), une femme manifeste contre l\'euthanasie, le 21 janvier 2015.
A Strasbourg (Bas-Rhin), une femme manifeste contre l'euthanasie, le 21 janvier 2015. (CITIZENSIDE/BAUDOUIN DU BOURG DE / CITIZENSIDE.COM)
Le débat sur l'euthanasie fait son retour sur le devant de la scène. Les députés examinent, mardi 10 mars, et pendant deux jours, une proposition de loi sur la fin de vie, sur la dignité humaine et les droits des malades. Dans les sondages, les Français expriment leur angoisse de voir leur vie prolongée inutilement dans la souffrance. Selon Le Figaro, une écrasante majorité d'entre eux est favorable aux soins palliatifs (94%). Mais ils redoutent aussi majoritairement de faire l'objet d'un acharnement thérapeutique.

L'aide au suicide, autorisée en Suisse par exemple, consiste à fournir un environnement et des moyens nécessaires à une personne pour qu'elle se donne la mort, contrairement à l'euthanasie, où c'est un tiers qui déclenche la mort du malade.

Le collectif Soulager mais pas tuer est opposé à un changement législatif. Il estime que le débat est tronqué : "On propose aux Français un choix binaire entre souffrir et mourir." Il préconise une aide à vivre plutôt qu'une assistance à mourir.

A l'inverse, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité veut aller plus loin dans l'assistance à la fin de vie. Les députés vont donc devoir trouver un consensus, car actuellement, derrière le terme euthanasie, certains pensent à un arrêt des traitements, quand d'autres pensent sédation ou injection létale.

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