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La "politique du chiffre" accusée d'avoir faussé la mesure de la délinquance

Selon un rapport de l'Inspection générale de l'administration, le "management par objectifs" a entraîné des dérives. 

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France Télévisions
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Des véhicules de police sont garés devant le commissariat de Vénissieux (Rhône), le 11 septembre 2012. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Dans la police et la gendarmerie, la "politique du chiffre" a faussé les statistiques. Dans un rapport commandé par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, et rendu vendredi 12 juillet, l'Inspection générale de l'administration (IGA) indique que "le management par objectifs de la délinquance (...) a largement contribué à [une] absence ou [un] désengagement du contrôle de l'enregistrement" des plaintes par la hiérarchie, entre 2006 et 2007.

Selon le rapport, "certaines directives de l'administration centrale ont pu contribuer à minorer fortement les statistiques de la délinquance en généralisant des pratiques d'enregistrement non conformes". L'IGA formule dix recommandations, dont, notamment, l'instauration d'"un contrôle de l'enregistrement des plaintes". Elle plaide par ailleurs pour la création d'un Service statistique ministériel qui incorporerait des statisticiens à l'Intérieur, "tout en renforçant la place de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales", qui publie également des chiffres à partir de plusieurs sources, notamment judiciaires.

A peine arrivé place Beauvau le 17 mai 2012, le ministre de l'Intérieur avait prévenu qu'il n'y aurait pas, en matière de sécurité, de "course effrénée aux chiffres", politique suivie, selon lui, par le précédent gouvernement.

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