La moitié des Français estiment que le deuil n'est pas limité dans le temps

Selon une enquête du Crédoc révélée par La Croix, la même proportion estime même que l'on ne se remet pas d’un deuil. 

Un cimetière à Strasbourg (Bas-Rhin), le 29 octobre 2017.
Un cimetière à Strasbourg (Bas-Rhin), le 29 octobre 2017. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Combien de temps pour "faire son deuil" ? La moitié des Français estiment que ce processus peut se prolonger et n'a pas de fin, selon une enquête du Crédoc, révélée par La Croix vendredi 12 avril, à l'occasion des premières assises du deuil, organisées au Sénat. La même proportion estime même que l'on ne se remet pas d'un deuil. 

De quoi aller à l'encontre de l'idée selon laquelle il faut rapidement se remettre de la perte d'un proche et passer rapidement à autre chose, souligne le quotidien. "Dans nos sociétés de plus en plus performantes, la place laissée au chagrin est très faible", relève auprès du journal Marie Tournigand, dont l'association Empreintes accompagne environ 3 000 personnes endeuillées par an.

"On ne fait pas son deuil, on attend que cela soit fait"

Après la mort d'un proche, 26% des personnes interrogées disent avoir rencontré des faiblesses psychologiques pendant plus d'un an, 51% des signes d'épuisement physique et même 20% pendant plus d'un an.

"On ne fait pas son deuil, mais on attend que cela soit fait. C'est un peu différent", note Marie Tournigand.

Les assises du deuil seront notamment consacrées aux possibilités d'accompagnement par des professionnels, en particulier à l'école, à l'hôpital, en entreprise ou par des associations.