La justice valide le rachat du Printemps par le Qatar

L'action intentée par les syndicats du grand magasin pour bloquer la cession du Printemps à des investisseurs qataris a échoué. Ce jeudi, le tribunal de grande instance de Paris a validé le rachat. Son président a estimé qu'"aucune irrégularités n'a été commise".

(Charles Platiau Reuters)

La procédure de cession du
Printemps à des investisseurs qataris n'est pas opaque. C'est en tout cas ce qu'a estimé le juge des référés
du tribunal de grande instance de Paris. Les syndicats de l'enseigne l'avait
saisi
pour faire la lumière sur la vente. Ils estimaient que le Comité central
d'entreprise (CCE) n'avait pas été
suffisamment informé des modalités de la cession, notamment sur l'identité de l'acheteur,
le montage financier et le montant de divers commissionnements.

Ce jeudi, le président
du tribunal ne leur a donc pas donné raison. Il a "validé sans réserve le processus
d'information-consultation du CCE mis en œuvre par la direction du Printemps
dans le cadre de la cession aux nouveaux investisseurs
". Il ajoute : "Cette
décision confirme donc qu'aucune irrégularité n'a été commise dans le cadre de
la procédure, qui s'est déroulée conformément à la loi
".

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les coulisses de la vente du Printemps

La vente aurait été bouclée entre la Deutsche Bank
(qui détient 70% de l'enseigne) et l'homme d'affaires italien Maurizio Borletti
et des investisseurs du Qatar pour 1,75 milliard d'euros. Le Printemps a
réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de près de 1,5 milliard d'euros, dont la
moitié dans le magasin du boulevard Haussmann à Paris, et a dégagé un résultat
opérationnel de 40 millions d'euros. Le groupe emploie actuellement plus de
3.000 personnes.