VIDEO. "Je voulais continuer à vivre" : une victime d'Alain Penin témoigne

Le meurtrier présumé de Natacha Mougel comparaît devant les assises du Nord. Sylvia Peromingo, victime de viol, a réussi à lui échapper. Elle raconte l'horreur.

Elle a accepté d'affronter son bourreau. Sylvia Peromingo va témoigner au procès d'Alain Penin. En 2004, elle a été la victime de cet homme qui comparaît, depuis lundi 20 janvier, pour le meurtre de Natacha Mougel en 2010. Sylvia Peromingo a accepté de parler face à la caméra de France 3.

Comme dans son livre Je suis morte ce jour-là (Flammarion), elle raconte son cauchemar et comment son instinct de survie l'a sauvée. Elle dit les séquelles, la lente reconstruction et l'horreur lorsqu'elle a appris que son violeur était soupçonné d'avoir récidivé. Si elle revient sur cet épisode douloureux de sa vie, c'est parce qu'elle en a fait la promesse tacite à Natacha. Elle ne veut plus qu'il y ait d'autres Natacha.

Une centaine de coups de tournevis dans le corps

Le 20 mai 2004, Sylvia Peromingo a été la victime d'Alain Penin. Alors qu'elle faisait son jogging dans le parc de Suresnes (Hauts-de-Seine), l'homme l'a violemment agressée et violée. Elle n'a dû sa survie qu'à son courage. En février 2006, Alain Penin a été condamné par les assises des Hauts-de-Seine à dix ans de réclusion criminelle. En septembre 2009, il a bénéficié d'une libération conditionnelle.

Un an plus tard, en septembre 2010, Natacha Mougel a été retrouvée morte à Marcq-en-Barœul (Nord). Elle a été tuée d'une centaine de coups de tournevis dans le corps. Alain Penin est accusé d'enlèvement et de séquestration avec actes de torture et de barbarie, de tentative de viol avec arme, le tout en état de récidive, et d'homicide volontaire. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

(IBO/SIPA)