Versement de 500.000 euros : Claude Guéant dément un "financement libyen"

Selon le Canard enchaîné à paraître ce mardi, des juges s'interrogent sur un versement de plus de 500.000 euros provenant de l'étranger sur un compte de Claude Guéant. Joint par France Info, l'ancien ministre de l'Intérieur dément tout lien entre cet argent et un éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy.

(Regis Duvignau Reuters)

Joint par France Info, Claude Guéant a confirmé que des
documents relatifs à un versement de plus de 500.000 euros sur un de ses
comptes "ont été saisis" lors d'une perquisition menée en février
dernier. Selon le Canard enchaîné – qui révèle l'information dans son édition à
paraître mardi – les enquêteurs auraient également découvert des traces
d'importants paiements de factures en liquide.

Pour Claude Guéant, ce demi-million d'euros versés sur son
compte correspond à la vente "d'un bien dont j'avais fait l'acquisition il
y a 20 ans"
. Il s'agirait de peintures du XVIIe siècle d'un peintre
hollandais. Et l'ancien ministre et directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy
d'expliquer:

"J'ai tous les justificatifs et ils sont à la
disposition de la justice."

Cette perquisition est intervenue à la suite de l'ouverture
d'une enquête préliminaire dans un éventuel financement libyen de la campagne
de Nicolas Sarkozy de 2007. L'homme
d'affaires franco-libanais Ziad Takiedine avait affirmé détenir les preuves
d'un tel financement.

"Jamais entendu parler d'argent libyen"

Selon Claude Guéant, "il n'y a aucune espèce de
financement libyen dans cette affaire. À aucun moment, je n'ai vu de l'argent
libyen ni entendu parler d'argent libyen. Je suis définitif et catégorique sur
ce point".

Concernant les paiements en liquide, Claude Guéant explique
que "jusqu'en 2006, les cadres du ministère de l'Intérieur avaient des indemnités
payées en espèces et étant bénéficiaire j'ai payé en espèces"
. Pour lui,
il s'agit de "petites sommes d'argent".

Depuis le 19 avril, la justice a ouvert une information
judiciaire
. Claude Guéant s'attend "à être entendu par les juges et je
souhaite être entendu pour mettre un terme à ces informations qui
circulent".