Varg Vikernes, l'extrémiste norvégien arrêté en Corrèze, sort libre après deux jours de garde à vue

Figure du metal, Varg Vikernes avait été interpellé à son domicile avec sa femme. Son audition n'a mis en évidence aucun projet terroriste.

Varg Vikernes en prison, en 2009.
Varg Vikernes en prison, en 2009. (RUSTEM ADAGAMOV / WIKIMEDIA COMMONS)

Varg Vikernes, l'extrémiste norvégien arrêté mardi matin en Corrèze, est sorti libre, jeudi 18 juillet, après deux jours de garde à vue. Son audition n'a mis en évidence aucune préparation de projet terroriste, selon une source judiciaire citée par l'AFP.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait affirmé mardi que Varg Vikernes, "proche de la mouvance néonazie", était "susceptible de préparer un acte terroriste d'envergure" et "constituait donc une menace potentielle". Il avait toutefois précisé par la suite qu'aucune cible ni projet précis n'avaient été identifiés. L'avocat du Norvégien, Julien Freyssinet, avait assuré mercredi que son client n'avait aucun projet terroriste, justifiant l'achat par son épouse de quatre fusils par "la philosophie de vie" choisie par le couple : "le survivalisme". Sa femme, arrêtée en même temps que lui, a d'ailleurs été relâchée mercredi soir.

Poursuivi pour "provocation à la haine raciale"

En revanche, Varg Vikernes devra répondre prochainement devant le tribunal correctionnel de Paris de faits qualifiés de "provocation à la haine raciale" en raison de ses écrits sur son blog et des éléments tirés de l'exploitation de ses ordinateurs en perquisition, a-t-on précisé. En cause, des messages ouvertement antisémites et xénophobes du Norvégien sur internet.

Kristian Vikernes, dit "Varg", figure du black metal norvégien, s'est installé dans le sud-ouest de la France après avoir été condamné à vingt et un ans de prison en Norvège dans les années 1990 pour avoir tué un membre du groupe Mayhem. Il a bénéficié d'une libération conditionnelle en 2009.