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Valérie Trierweiler obtient 13 000 euros de dommages et intérêts pour "La Frondeuse"

La Première dame poursuivait les auteurs et la maison d'édition de cette biographie, ainsi qu'un magazine, pour atteinte à la vie privée.

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France Télévisions
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Valérie Trierweiler avant un dîner officiel à l'Elysée, à Paris, le 7 mai 2013. (THIBAULT CAMUS / AFP)

Valérie Trierweiler a gagné contre La Frondeuse. Les auteurs et la maison d'édition de sa biographie ont été condamnés, mercredi 5 juin, à verser solidairement 10 000 euros de dommages et intérêts à la compagne de François Hollande, pour "atteinte à la vie privée", selon l'avocat de l'éditeur. A cette somme s'ajoutent 3 000 euros de dommages et intérêts devant être acquittés par Point de vue et un des auteurs pour une interview réalisée en parallèle pour le magazine.

Quels passages du livre posent problème ?

La Frondeuse, ouvrage coécrit par les journalistes Alix Bouilhaguet (France 2) et Christophe Jakubyszyn (TF1) et publié le 11 octobre 2012, mentionnait notamment une hypothétique et ancienne liaison entre Patrick Devedjian, député des Hauts-de-Seine et ancien ministre sous la présidence de Jacques Chirac. Sans que celle-ci soit étayée par des éléments probants, comme l'expliquait alors le blog Bibliothérapie.

Dans la foulée de la parution, Valérie Trierweiler avait porté plainte, le 10 octobre, pour "diffamation" et "atteinte à la vie privée" contre les auteurs, Patrick Devedjian attaquant également, mais uniquement pour "diffamation"

Que dit le tribunal ?

Le tribunal de grande instance de Paris a débouté Patrick Devedjian concernant des faits de diffamation, mais a donné raison à Valérie Trierweiler sur l'atteinte à la vie privée. La plainte de cette dernière pour diffamation doit être jugée ultérieurement.

Admettant que la protection de la vie privée s'apprécie moins strictement lorsqu'il est question d'une personne publique, les juges de la 17e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris ont souligné que Valérie Trierweiler ne doit pas pour autant être privée de toute protection en la matière. Or l'existence d'une liaison, si elle était avérée, n'avait pas d'intérêt politique ou général susceptible de justifier la publication de l'information, a jugé la cour. 

Outre les dommages et intérêts, le tribunal a ordonné l'insertion d'un encart en cas de nouvelle publication ou de réédition de l'ouvrage, faisant état du jugement. "C'est une très bonne décision pour nous. On est tout à fait satisfait", a déclaré l'avocate de la Première dame, ajoutant que les dommages et intérêts seront reversés à des œuvres caritatives.

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