Usurpation d'AOC : Olivier Cousin coupable mais dispensé de peine

Il avait inscrit sur ses cartons "Anjou Olivier Cousin", AOC donc, alors qu'il était sorti de l'appellation : le tribunal correctionnel l'avait jugé coupable mais dispensé de peine. Le parquet a fait appel, et la cour d'appel d'Angers a rendu le même arrêt...

(Olivier Cousin, à l'audience correctionnelle de 2014 © MaxPPP)

Cette fois, "l'affaire" Olivier Cousin devrait être terminée... Olivier Cousin, c'est ce vigneron bio, et même biodynamiste, d'Anjou, poursuivi en justice par l'Inao, l'Institut national des appellations d'origine. Son crime : avoir inscrit sur ses vins "Anjou Olivier Cousin", AOC donc, alors qu'il était précisément sorti de l'appellation Anjou. Publicité trompeuse...

En correctionnelle l'an dernier, le vigneron avait été condamné mais dispensé de peine, parce qu'il avait remplacé "Anjou" par "Maison". Le procureur avait réclamé 5.000 euros d'amende avec sursis.

Appel du parquet

Mécontent du jugement, le parquet avait fait appel. Le procès s'est tenu en juin dernier. La cour d'appel d'Angers a rendu son arrêt ce mardi : Olivier Cousin est condamné, mais à nouveau dispensé de peine.

La décision réjouit tout le monde. "C'est une décision satisfaisante car la tromperie est reconnue" , estime l'avocate de la Fédération viticole d'Anjou. Et l'avocat du vigneron est satisfait : "C'est une décision rare et courageuse face à la double pression que représentaient l'appel du procureur et les demandes exorbitantes de la Fédération des vins d'Anjou et de l'INAO" .