Traque du tireur : la police a reçu 1.200 appels
Après cinq jours de traque, Abdelhakim Dekhar a finalement été retrouvé, semi-inconscient, dans un parking près de Paris. On sait désormais ce qui a mis la police sur sa trace : l'homme, déjà connu des services de police, a été découvert grâce au témoignage de l'homme qui l'a hébergé, puis confondu par son ADN.
Mais la police judiciaire vient de révéler, ce jeudi, certains détails qui ont entouré une enquête lancée il y a cinq jours.
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Pour la première fois sur Twitter
Pour la première fois, l'appel à témoins avec photo a été diffusé via le compte Twitter de la préfecture de police de Paris, "ce qui a permis une diffusion encore plus large ", a assuré la PJ.
Ces renseignements, "qu'il fallait ne pas prendre à la légère sous peine de passer à côté ", selon un commissaire de la PJ, ont même envoyé les hommes de la brigade criminelle dans le Jura, à Lons-le-Saulnier.
"Nous avons eu le témoignage de quelqu'un habitant là-bas, et il fallait s'assurer de sa fiabilité. Nous n'avons voulu fermer aucune piste ", a expliqué ce commissaire. Les enquêteurs, dont près de 200 ont été mobilisés pendant cette affaire, se sont déplacés également dans les Yvelines, ou encore dans le Val-d'Oise.
Un millier d'appels, 200 heures de vidéosurveillance
Suite à cet appel à témoins, lancé lundi, le 36 Quai des Orfèvres a reçu un millier de coup de fils, ce qui a donné suite à "près de 400 fiches de renseignement ". Plus d'1,2 million de connexions téléphoniques ont également été exploitées après les réquisitions faites autour des scènes de crime, a ajouté la PJ.
"Des recherches en téléphonie qui n'ont rien donné puisqu'Abdelhakim Dekhar n'avait pas de téléphone, mais il fallait évidemment le faire ", a expliqué un des policiers.
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En plus des appels à exploiter, ils ont dû visionner près de 200 heures d'images de vidéosurveillance, "sur les 25 sites où le suspect a été vu ", a précisé la PJ.
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