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Tibhirine : l'avocat des parties civiles en appelle à Hollande

L'avocat des parties civiles dans l'affaire des moines de Tibhirine interpelle vendredi François Hollande. Le président français entame une visite d'Etat de deux jours en Algérie les 19 et 20 décembre. L'avocat souhaite qu'il en profite pour aborder l'affaire "pour que puisse progresser la légitime recherche de la vérité". Le dossier d'instruction, mené par le juge Marc Trévidic reste suspendu à la coopération des autorités algériennes.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Maxppp)

L'enlèvement et l'assassinat des sept moines de Tibhirine en 1996 restent
toujours entourés de mystère. François Hollande se rend en Algérie les 19 et 20
décembre prochain pour une visite d'Etat.

Dans une lettre ouverte publiée dans le journal La Croix , Me
Patrick Baudouin, avocat des parties civiles interpelle le chef de l'État pour
faire progresser la "recherche de la vérité ". 

Dossier d'instruction au point mort

Me Patrick Baudoin souhaite que le chef de l'État profite de sa
visite en Algérie pour débloquer l'instruction du dossier. Il souligne que
l'instruction menée par le juge parisien Marc Trévidic reste aujourd'hui
suspendue à la coopération des autorités algériennes.

Le magistrat a délivré une commission rogatoire à destination de
l'Algérie, le 16 décembre 2011, mais "n'a pu obtenir, pour
l'accomplissement de celle-ci, la réponse positive lui permettant de se rendre
sur place
", explique Me Baudouin. Or, se rendre sur place est devenu
primordial.

Se rendre en Algérie le plus vite possible

Une
fois lancée, l'enquête a végété pendant plusieurs années : aucune audition
cruciale n'a été ordonnée, aucune autopsie des dépouilles n'a été versée au
dossier, selon le journal La Croix .

Le
juge antiterroriste a deux priorités : se rendre en Algérie pour
auditionner une vingtaine de témoins et exhumer les têtes des défunts. Pour
remonter aux coupables, il est impératif de savoir si les têtes présentent ou
non des impacts de balles et si les moines ont été décapités ante ou post
mortem.

La commission rogatoire adressée par Marc Trévidic à
Alger il y a tout juste un an n'a fait l'objet d'aucun commentaire officiel.
Difficile de connaître l'état d'esprit des autorités algériennes. D'où
l'importance cruciale du déplacement de François Hollande dans le pays.

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