Tariq Ramadan accusé de viol : sa détention est "disproportionnée, déraisonnable et arbitraire", selon son avocat

Tariq Ramadan est accusé de viol et viol aggravé par trois plaignantes en France, et mis en examen et incarcéré depuis le 2 février.

Tariq Ramadan, en janvier 2005.
Tariq Ramadan, en janvier 2005. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

La détention de Tariq Ramadan est "disproportionnée, déraisonnable et arbitraire", déclare, sur franceinfo Me Emmanuel Marsigny, l'avocat de l'intellectuel musulman dont le recours demandant sa remise en liberté est examiné par la justice mardi 22 mai à 9 heures.

"On lui refuse tout, y compris son accès au juge, puisqu'il a souhaité comparaître pour s'expliquer", ajoute l'avocat. Tariq Ramadan est accusé de viol et viol aggravé par trois plaignantes en France, et mis en examen et incarcéré depuis le 2 février. Le théologien musulman "ne bénéficie pas d'un traitement équitable. Il n'est pas présumé innocent, il est présumé coupable dans un dossier où il est avéré que les plaignantes ont menti", explique son avocat qui affirme que des "incohérences" dans les déclarations des plaignantes ont été démontrées par les investigations.

Emmanuel Marsigny assure que son client ne quittera pas la France s'il était remis en liberté car "ceci serait interprété comme un aveu de culpabilité". Il assure que Tariq Ramadan a "offert de payer une caution, de remettre son passeport, y compris d'avoir un bracelet électronique" et qu'il "se battra jusqu'au bout pour prouver son innocence". 

Atteint d'une sclérose en plaques, l'état de Tariq Ramadan ne fait "qu'empirer", dit encore son avocat qui souligne que "l'administration pénitentiaire n'est pas en mesure de lui apporter les soins nécessaires". L'intellectuel est également visé par une plainte en Suisse et une plainte aux États-Unis.