Affaire Tariq Ramadan : le juge ordonne une nouvelle expertise médicale en mars

Une première expertise, réalisée mi-février, avait conclu que la santé de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, n'était pas contraire à son maintien en détention. 

L\'islamologue suisse Tariq Ramadan, en septembre 2013 à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine). 
L'islamologue suisse Tariq Ramadan, en septembre 2013 à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine).  (MIDHAT POTUROVIC / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'enquête autour de Tariq Ramadan suit son cours. Une nouvelle expertise médicale de l'islamologue suisse, mis en examen pour viols, a été ordonnée par le juge d'instruction chargé de l'enquête, mercredi 28 février. Cette expertise visera à vérifier la compatibilité de son état de santé avec sa détention, a appris l'AFP, de source proche de l'enquête. Les conclusions sont attendues avant la fin du mois de mars. 

Hospitalisé pendant quatre jours mi-février, Tariq Ramadan a été de nouveau admis à l'hôpital mardi soir, a indiqué une source proche du dossier à franceinfo. L'islamologue de 55 ans est incarcéré depuis le 2 février. 

Une première expertise, réalisée en urgence mi-février par un autre expert, avait conclu que la santé de Tariq Ramadan n'était pas contraire à son maintien en détention. Elle avait été faite à la demande de la cour d'appel de Paris, afin de statuer sur le recours du théologien contre son placement en détention provisoire.

Un diagnostic de sclérose en plaque et de neuropathie "incertain"

Cette expertise médicale avait aussi remis en question les deux maladies dont l'intellectuel suisse dit souffrir : une sclérose en plaques et une neuropathie. Le médecin avait en effet jugé leur diagnostic "incertain".

L'expert judiciaire a également estimé que ces pathologies ne pouvaient s'aggraver brutalement, et ne pouvaient "engager à court ou plus long terme le pronostic vital". Le médecin avait cependant souligné "la nécessité d'un bilan neurologique complet et sérieux, qui n'a pas été fait depuis les années que semblent durer les troubles allégués".