Tableaux à 500.000 euros : la version de Guéant contredite par le ministère de la Culture

Après la découverte sur son compte en banque d'un virement de 500.000 euros depuis l'étranger, Claude Guéant s'était défendu en début de semaine, expliquant avoir vendu deux tableaux de l'artiste Andries van Eertvelt. Or, le ministère de la Culture affirme n'avoir trouvé trace d'aucun certificat d'exportation, obligatoire pour une telle transaction vers l'étranger.

(Maxppp)

C'est une partie de la défense de Claude Guéant qui se retrouve mise à mal par cette révélation. Battant en brêche la version de l'ancien ministre de l'Intérieur, le ministère de la Culture a indiqué à France Info n'avoir reçu aucune demande de certificat d'exportation pour une vente de deux tableaux de l'artiste flamand Andries van Eertvelt. Et pourtant, ce document administratif est obligatoire pour vendre des oeuvres dont la valeur dépasse 150.000 euros à l'étranger.

La vente de deux tableaux d'Andries van Eertvelt est un des arguments de Claude Guéant pour expliquer le virement de 500.000 euros retrouvé sur son compte, un fait révélé par le Canard enchaîné en début de semaine. Selon sa version, il les a vendus à un avocat malaisien.

Si ces fonds proviennent bien de la vente des deux tableaux, l'ancien ministre de l'Intérieur n'a donc pas respecté la loi ; l'"exportation illégale de trésors nationaux" est passible de deux ans d'emprisonnement. Autre solution : l'acheteur a, pour l'instant, laissé les tableaux en France, ce qui ne nécessiterait donc pas de certificat d'exportation.

Par ailleurs, la société Artprice, sollicitée par l'Agence France Presse, a évalué la "valeur type" d'une huile sur bois de 30 à 60 cm du peintre Andries van Eertvelt représentant des bateaux en mer, comme ceux évoqués par Claude Guéant : "15.127 euros ".