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Suspension de Bernard Petit : un "séisme dans la police"

Coup de tonnerre au 36, quai des Orfèvres. Les policiers accusent aujourd'hui le coup, après le limogeage de leur patron, Bernard Petit, accusé de violation du secret de l'instruction.
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Radio France
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 (La PJ parisienne, 36 quai des Orfèvres © RADIOFRANCE/ Dominique Loriou)

Il se dit "abasourdi". Patrice Ribeiro, du syndicat de police Synergie, parle de "séisme pour la police", avant de se reprendre : attention, dit-il, de ne pas "jeter l'opprobre sur l'ensemble du 36". Ce vendredi, c'est toute la police parisienne qui accuse le coup, après le limogeage express de son patron, Bernard Petit. Jamais dans l'histoire de la PJ parisienne un directeur n'était tombé de cette manière.

"Nous sommes abasourdis", réagit Patrice Ribeiro, du syndicat de police Synergie
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Reste que ce qui a fait tomber Bernard Petit - la violation du secret de l'instruction - reste minime aux yeux des policiers. "La violation du secret de l'instrction, ce n'est pas très nouveau", relativise Jean-Marc Bailleul, le secrétaire général du SCSI, le syndicat des cadres de la sécurité intérieure, l'un des principaux syndicats des offiiciers de police. Si on applique la violation à la lettre, d'autres têtes devront tomber, estime-t-il.

Pour Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du SCSI, d'auters têtes doivent tomber
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Pas question de sous-estimer la gravité de ces actes, répond à distance Jean-Paul Mégret, le secrétaire national du syndicat des commissaires de police. "On est sur des choses extrêmement graves",  insiste-t-il.

C'est une affaire très grave, pour Jean-Paul Mégret
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Au-delà de cette question de la violation du secret de l'instruction, on peut se poser la question de ce qui pousse ces hommes à franchir la ligne jaune. Frédéric Ploquin, journaliste à Marianne, spécialiste de la police, pointe des vieilles habitudes, "à l'ancienne".

Ce que révèle cette affaire de la PJ, ce sont des vieilles habitudes, pour Frédéric Ploquin
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