Soupçons de corruption : l'ex-préfet en charge de la sécurité à Marseille Alain Gardère renvoyé devant le tribunal correctionnel

Alain Gardère, ancien préfet en charge de la sécurité aux aéroports de Roissy et du Bourget, est notamment soupçonné d'avoir usé de son influence pour rendre de nombreux services en échange de cadeaux. Une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel a été notifiée ce jeudi.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Alain Gardère a notamment été préfet en charge de la sécurité à Marseille en 2011. (YANN FOREIX / MAXPPP)

L'ex-préfet en charge de la sécurité à Marseille, mais aussi aux aéroports de Roissy et du Bourget, Alain Gardère, va être jugé par le tribunal correctionnel pour des soupçons de corruption et de détournement de fonds publics, a appris vendredi 11 août franceinfo de source judiciaire, confirmant une information du Monde.

>> Le préfet Alain Gardère mis en examen, notamment pour corruption passive et détournement de fonds publics

La juge d'instruction a notifié jeudi 10 août une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour deux personnes morales et treize personnes physiques, parmi lesquelles l'ex-préfet Alain Gardère.Il sera jugé pour de nombreux délits dont des infractions d'abus d'autorité en vue de faire échec à la loi, corruption passive par agent public, recel d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux par personne dépositaire de l'autorité publique ainsi que détournement de fonds publics et blanchiment de fraude fiscale.

Les faits reprochés ont été commis en 2005 et 2015. Alain Gardère est notamment soupçonné d'avoir usé de son influence pour rendre de nombreux services en échange de cadeaux pour lui et son entourage. Alain Gardère a été préfet en charge de la sécurité à Marseille en 2011, puis aux aéroports de Roissy et du Bourget (2012-2014). En 2015-2016, il a dirigé le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), sous la tutelle du ministère de l'Intérieur.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.