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Soupçonné d'avoir voulu s'enfuir, Ziad Takieddine mis en examen et écroué

Il est l'homme-clé de l'affaire Karachi... et aurait tenté de mettre les voiles. Ziad Takieddine se serait procuré un passeport diplomatique de République dominicaine pour 200.000 euros. Or, plusieurs fois mis en examen, il est soumis, en France, à un contrôle judiciaire qui lui interdit de quitter le pays.
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Radio France
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  (Charles Platiau Reuters)

Plusieurs fois, Ziad Takieddine a fait des demandes de restitution de son passeport. Toutes lui ont été refusées. L'homme d'affaires, plusieurs fois mis en examen, est placé sous un strict contrôle judiciaire qui lui interdit de quitter la France. Il pensait avoir trouvé la parade : un passeport diplomatique de République dominicaine, acheté 200.000 euros en janvier dernier.

Raté ! Ziad Takieddine a été interpellé jeudi matin. Il est poursuivi pour corruption d'agents publics étrangers,escroquerie, fraude fiscale et organisation d'insolvabilité. A la suite de cette mise en examen, il a été placé en détention provisoire.

Son avocat, Me Francis Vuillemin, le défend, affirmant que cette incarcération est "un moyen de le faire taire ". Il affirme également que "Ziad Takieddine n'a jamais eu l'intention de quitter la France. Il n'a pas l'âme d'un fuyard, mais celle d'un combattant ".
Face à ce placement en détention qu'il estime injustifiée, son avocat annonce que Ziad Takieddine va faire appel de cette décision

Les campagnes de Balladur et Sarkozy dans le collimateur des juges

Ziad Takieddine est poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux dans ce que l'on appelle l'affaire Karachi. Il aurait touché des commissions, en marge des contrats d'armement conclus avec le Pakistan, qui auraient contribué à un éventuel financement illicite de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.

Son nom apparaît également dans une information judiciaire, ouverte en novembre dernier, pour "blanchiment et corruption" : 1,5 million d'euros en liquide ont été saisis à son retour de Libye, le 5 mars 2011.

Il a, d'ailleurs, plusieurs fois affirmé détenir les preuves d'un financement illicite, par la Libye, de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. Une information judiciaire a été ouverte en avril.

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