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Procès Pistorius : focus sur le "cambriolage" et la sécurité

Au tribunal de Prétoria, le procureur Gerrie Nel a repris le contre-interrogatoire d'Oscar Pistorius, accusé d'avoir assassiné son amie Reeva Steenkamp en 2013. Le champion paralympique sud-africain avait-il des raisons de croire à un cambriolage ? C'est le point crucial que cherche à éclaircir le magistrat, devant un accusé qui a réponse à tout.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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  (Maxppp)

Oscar Pistorius dit avoir tiré sur son amie par accident, en
pensant avoir affaire à un cambrioleur caché dans les toilettes. Depuis mercredi, sa version de l'accident est passée à la moulinette par un procureur tenace, à l'affût de la moindre contradiction. Le
contre-interrogatoire du jour a commencé par la sécurité autour de la villa du champion.

La crainte d'un cambriolage peu convaincante

Lors du drame, la nuit de la Saint-Valentin 2003, Pistorius
habite une villa cossue. Il s'est installé depuis mai 2008 au cœur d'un lotissement chic et protégé de Pretoria. L'ensemble des habitations est cerné par un mur d'enceinte et la maison est aussi équipée d'une alarme. Le procureur
cherche à savoir pourquoi elle n'a pas
fonctionné. Oscar Pistorius avance l'hypothèse de "travaux" menés chez lui :

"Puisqu'il y avait des travaux dans ma maison, quelqu'un aurait
pu enlever une balise d'alarme sur le mur".

Le procureur bombarde l'accusé de questions autour de sa
prétendue peur d'une agression à domicile. Il revient alors sur la
question de l'alarme : si elle était enclenchée, aucun intrus n'aurait pu
entrer dans la maison. Le champion rétorque : "sur le moment, je n'y ai pas réfléchi".

Une sécurité à géométrie variable

Le contre-interrogatoire se poursuit sur le détail des
fenêtres, celle de la salle de bains, abimée, aurait pu servir de point d'entrée d'un
cambrioleur, selon Pistorius. Le procureur
s'étonne alors d'un souci de sécurité à géométrie variable, pas de réparation mais  :

"Vous étiez assez en sécurité pour garer
vos voitures dehors"

Le procureur s'énerve encore en évoquant les accusations
du champion adressé à la police, elle aurait bougé des objets dans l'appartement
après le drame :

"Pourquoi la police
aurait-elle fait ça ? Vous mentez!"

Le cri du cœur du
procureur fait réagir la juge Thokozile Masipa

"M. Nel,
surveillez votre langage. Ne dites pas qu'un témoin est un menteur quand il est
à la barre."

Le procureur avait jugé
jeudi la version de Pistorius "impossible" , il ne
semble toujours pas avoir trouvé la faille pour amener l'accusé à s'écarter de sa
propre vérité, celle d'un accident.

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