Procès du Carlton : pour "Dodo la Saumure", "il fallait faire tomber" DSK

Dominique Alderweireld, l'un de ses principaux protagonistes qui doit être entendu à partir de lundi au tribunal correctionnel de Lille, dénonce "une affaire purement politique."

\"Dodo la Saumure\", de son vrai nom Dominique Alderweireld, le 2 février 2015, à l\'ouverture du procès du Carlton, au palais de justice de Lille (Nord).
"Dodo la Saumure", de son vrai nom Dominique Alderweireld, le 2 février 2015, à l'ouverture du procès du Carlton, au palais de justice de Lille (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

"On va bien s'amuser, ça va être un très beau spectacle", a lancé Dominique Alderweireld à son arrivée au tribunal. Celui qui est plus connu sous le nom de "Dodo la Saumure" est l'un des personnages clés du procès du Carlton, qui s'est ouvert lundi 2 février.

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Un peu plus tôt, l'homme a dénoncé au micro d'Europe 1 "une affaire purement politique" destinée à "faire tomber" Dominique Strauss-Kahn, qui était, au moment des faits, directeur du Fonds monétaire international (FMI) et favori des sondages en vue de la présidentielle 2012.

"On s’est servi de moi, certainement"

"Dodo la Saumure" est le propriétaire de cinq bars à hôtesses en Belgique le long de la frontière française. La justice lui reproche d'avoir envoyé depuis ses établissements des prostituées dans la région lilloise, ainsi qu'à Paris et aux Etats-Unis. Il est donc poursuivi pour proxénétisme aggravé, aux côtés de DSK. 

"On s’est servi de moi, certainement", a affirmé à la radio l'homme de 65 ans, qui se définit comme un "souteneur" toujours prêt à aider ses "filles" plutôt qu'un vulgaire proxénète. Et le tenancier de "maisons de débauche" d'insister : "Il fallait faire tomber Monsieur DSK, point final. C’était prévu de faire sortir dans la presse ses mœurs afin de le faire tomber. Et là, ils sont tombés sur le jackpot."