Procès des attentats de janvier 2015 : la cour s’est retirée pour délibérer, le verdict attendu ce mercredi

Après trois mois et demi d'audiences, les dernières plaidoiries de la défense ont eu lieu ce lundi et les accusés ont eu la possibilité de s’exprimer une dernière fois. Ali Riza Polat, soupçonné d’être la "pièce maîtresse" de la préparation des attaques, nie toujours toute implication.

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Radio France
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Le tribunal de grande instance de Paris, où s'est tenu le procès des attentats de janvier 2015. (MATHIEU MENARD / HANS LUCAS / AFP)

La cour d’assises spéciale de Paris s’est retirée pour délibérer lundi 14 décembre après-midi peu après 16 heures, au terme du procès des attentats de janvier 2015, trois mois et demi après son ouverture, a constaté la journaliste de franceinfo sur place. Le verdict sera rendu mercredi à 16 heures.

Le principal accusé nie toute implication

Ce lundi, les dernières plaidoiries de la défense ont eu lieu, et les accusés ont eu la possibilité de s’exprimer une dernière fois. L’un des principaux accusés, Ali Riza Polat, soupçonné d’être la "pièce maîtresse" des préparatifs des attentats, a nié toute implication. "Je n’ai rien à voir dans cette histoire-là", a-t-il martelé ce lundi après-midi. "Je n’ai pas donné une arme, je n’ai pas donné une balle. Je ne peux pas demander pardon pour des choses que je n’ai pas faites." L’accusation a requis à son encontre la réclusion criminelle à perpétuité.

Mardi 8 décembre, des peines de cinq ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité ont été réclamées à l'encontre des 14 accusés soupçonnés d'avoir assisté les auteurs des attentats contre Charlie Hebdo, une policière municipale à Montrouge et le magasin Hyper Cacher.

Onze accusés présents sur quatorze 

"Je voudrais avoir de la compassion pour les familles des victimes, je ne pensais pas que tout cela allait arriver", a pour sa part déclaré Willy Prévost qui a reconnu l’achat de matériel pour le tueur de l’Hyper Cacher Amedy Coulibaly. Le Parquet antiterroriste a requis 18 ans de réclusion à son encontre.

Agés de 29 à 68 ans et jusque-là jamais condamnés pour terrorisme, les onze accusés présents - trois sont jugés par défaut dont la compagne en fuite d'Amedy Coulibaly Hayat Boumeddiene - ont toujours dit ignorer "l'engagement jihadiste" des auteurs des attaques. 

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