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Policière tuée au sabre : le meurtrier présumé déclaré irresponsable pénalement

Olivier Roson ne sera vraisemblablement jamais jugé pour le meurtre d'Anne Pavageau, le 14 octobre 2011 à Bourges, et pour les tentatives de meurtre sur un collègue de celle-ci et un agent de la préfecture du Cher.

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Un policier porte le portrait d'Anne Pavageau, le 20 octobre 2011 à Bourges (Cher), lors des obsèques de la policière tuée dans l'exercice de ses fonctions le 14 octobre 2011 par un forcené armé d'un sabre. (ALAIN JOCARD / AFP)

La décision était attendue. Le meurtrier présumé d'une policière, tuée d'un coup de sabre japonais en octobre 2011 à Bourges (Cher), a été déclaré irresponsable pénalement en raison d'un trouble mental, mardi 27 août. Cet arrêt peut être contesté en cassation durant cinq jours. Mais Olivier Roson ne sera vraisemblablement jamais jugé pour le meurtre d'Anne Pavageau, le 14 octobre 2011, et pour les tentatives de meurtre sur un collègue de celle-ci et un agent de la préfecture. 

Au moment des faits, Olivier Roson était apparemment mécontent de s'être vu refuser un permis de port d'arme à feu par la préfecture. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bourges a estimé que son discernement était aboli au moment où il a tué la jeune femme de 30 ans. Les magistrats ont suivi les réquisitions et les conclusions des experts psychiatres qui ont diagnostiqué le suspect schizophrène.

La cour a ordonné l'admission d'Olivier Roson, dont la détention provisoire est maintenant terminée, "en soins psychiatriques sous forme d'une hospitalisation complète" dans un établissement fermé. La durée des soins dépendra de son état de santé et de sa dangerosité. Cet ancien professeur du lycée berruyer Jacques-Cœur a également interdiction, pendant quinze ans, d'entrer en contact avec les parties civiles, d'exercer une profession en relation avec des mineurs, de se rendre dans le Cher, d'entrer dans tout commerce vendant des armes et de porter des armes.

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