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Polémique sur le "mur des cons" : ouverture d'une enquête interne à France 3

Après la diffusion sur Atlantico mercredi de la vidéo du "mur des cons",la controverse continue d'enfler. Tandis que Christiane Taubira a saisi jeudi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui devra juger s'il y a eu "manquement à la déontologie", la présidente du Syndicat de la magistrature lui a répondu dans une lettre où elle fustige la décision de la ministre de la Justice. Et France 3 a ouvert une enquête interne : l'un de ses journalistes serait à l'origine de ces images.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Capture d'écran)

"En plus de 40 années de combats pour les droits
des magistrats (...), le Syndicat de la magistrature a dû faire face à de
multiples tentatives visant à l'empêcher de s'exprimer. 
Vous venez de vous inscrire dans cette longue tradition,
nous le regrettons vivement
 ", conclut la lettre, en ligne sur Rue 89, de Françoise Martres,
présidente du SM, à l'adresse de Christiane Taubira. Enième
épisode du "mur des cons".

Après la décision de la ministre de la Justice de saisir le Conseil de la
magistrature
et ses propos peu amènes à propos du fameux mur qu'elle a
qualifié d'acte "insupportable, stupide et malsain ",
Françoise Martres a pris sa plume pour lui dire le fond de sa pensée. Et elle n'y va pas avec le
dos de la cuillère.

"Faut-il vous rappeler que dans nos prises de
position publiques nous nous en sommes toujours tenus au débat d'idées ?
",
écrit la présidente du SM, "C'est bien l'expression publique syndicale
(...) que vous remettez en question par votre saisine consternante du Conseil supérieur
de la magistrature.
"

L'auteur : un journaliste de France 3 ?

Atlantico qui avait publié la vidéo sur son site mercredi
avait affirmé se l'être procuré via un "magistrat apolitique et non syndiqué. "

Mais il semblerait que les différents recoupements et
vérifications des forces en présence le jour où la vidéo a été tournée, désignent un journaliste de France 3. "Une enquête interne est ouverte à la rédaction nationale de France 3 concernant cette affaire ", a indiqué sans plus de commentaire Pascal Golomer, directeur de la rédaction nationale de France 3.

A droite : des complaintes et des plaintes

La révélation de ce panneau d'affichage a suscité une vague
d'indignation, principalement à droite, avec également l'annonce de plusieurs
plaintes.

Le Front national a annoncé vendredi avoir chargé son avocat de déposer plainte
pour "injure publique " contre le SM pour l'utilisation de la
flamme, l'emblème du parti sur le fameux mur.

Quelques
soutiens à gauche

L'ancienne garde des Sceaux
socialiste Elisabeth Guigou a relativisé l'affaire vendredi en soulignant que
les magistrats sont malgré tout "impartiaux ".

La CGT a elle apporté son soutien au SM, "Nous
invitons nos amis du Syndicat de la magistrature à venir jouer aux fléchettes
dans les couloirs de la CGT, on ne dira pas qui est en photo sur les cibles...
"
a lancé la CGT-Pénitentiaire.

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