Plus de 110 000 signatures pour une pétition contre l'investiture de Balkany

Une pétition en ligne contre l'investiture de Patrick Balkany pour les élections législatives de 2017 a dépassé 110 000 signatures en cinq jours.

(Patrick Balkany est mis en examen dans quatre affaires différentes © MaxPPP)

L'investiture du député-maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) aux prochaines élections législatives de 2017 ne plaît pas à tout le monde. Une pétition en ligne qui s'oppose à l'investiture de Patrick Balkany par Les Républicains a dépassé 110 000 signatures en cinq jours, a constaté France Info sur le site Change.org qui héberge la pétition. L'auteur de la pétition, Xavier Jandot, un habitant de Lyon, se dit "profondément consterné et révolté" par cette candidature décidée mercredi par le parti dirigé par Nicolas Sarkozy. 

Un pétition "au nom de la déontologie la plus élémentaire"

Il entend ainsi "faire pression en vue d'obtenir le retrait de cette candidature, au nom de la déontologie la plus élémentaire". Patrick Balkany est mis en examen dans quatre affaires pour déclarations mensongères sur son patrimoine, fraude fiscale, corruption passive et blanchiment de fraude fiscale. Il est également dans le viseur de la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France au sujet d’une société d’aménagement immobilier contrôlée par la ville.

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Xavier Jandot indique, toujours sur Change.org, qu'il remettra la pétition à Nicolas Sarkozy, le président du parti, Alain Juppé, le maire LR de Bordeaux et candidat à la primaire, et François Fillon, le député LR de Paris et candidat à la primaire.

Des candidats controversés

L’auteur de la pétition n’est pas le seul à s’opposer à l’investiture. "Je retirerai son investiture à Patrick Balkany si jamais je gagne la primaire et il y aura un autre candidat qui sera investi", a indiqué Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite et député de l'Eure sur France Info.

L'investiture de Georges Tron choque tout autant , dont le député de Seine-et-Marne Franck Riester, qui considère qu’il s’agit d’un "très mauvais signal dans un moment où la classe politique dans son ensemble est décriée, rejetée. "

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