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Nicolas Sarkozy à Bruxelles critique Hollande et ignore l'affaire Bettencourt

Venu remettre la légion d'honneur à un ministre belge à Bruxelles, Nicolas Sarkozy est revenu sur son action politique en tant que président de la République et sur la politique du gouvernement actuel qu'il a critiquée. Il a cependant totalement ignoré les questions des journalistes français venus par dizaines l'interroger sur sa mise en examen dans l'affaire Bettencourt.
Article rédigé par Ouafia Kheniche
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Maxppp)

Nicolas Sarkozy n'a pas
pu s'empêcher de défendre son bilan et de critiquer la politique de François
Hollande en remettant mercredi la Légion d'honneur à un ministre belge à
Bruxelles, où il se rendait pour la première fois depuis sa défaite lors de
l'élection présidentielle de 2012.

Des références constantes à l'actualité

Lors de son discours
devant un public conquis, l'ancien président de la République a régulièrement
fait référence à l'actualité après sa mise en examen la semaine dernière dans
l'affaire Bettencourt
.

Il a notamment rapporté
un proverbe liégeois, puisque Didier Reynders, le ministre des Affaires
étrangères qu'il décorait, est né à Liège : "Faites comme à Liège, laissez
pleuvoir. Je me demande parfois si je ne suis pas un peu de Liège.
Je laisse pleuvoir. Il ne sert à rien de maudire la pluie car elle finit
toujours par laisser la place au soleil
", a-t-il assuré.

"Je n'ai pas
vocation à m'installer", a-t-il expliqué faisant référence à la récente
installation de l'acteur Gérard Depardieu en Belgique pour échapper au fisc
français.

Faisant référence à la
situation des banques à Chypre, Nicolas Sarkozy a rappelé qu'en 2008, il avait
pris "u ne décision lourde " . " Nous avons dit à
tous ceux qui déposaient leurs économies dans les banques que pas un seul ne
serait ruiné. Et nous n'avons pas connu les queues devant les établissements
bancaires
", a-t-il rappelé.

Les journalistes français tenus à l'écart

S'adressant à Didier
Reynders
, l'ancien président a ajouté: "Tu as allégé la taxation sur les heures
supplémentaires, tu as supprimé les taux d'imposition jugés confiscatoires à 52
ou 55%... Je précise que je ne parle que de la Belgique
".

Les journalistes
français n'ont pas eu accès à la salle où se déroulait la cérémonie malgré leur
protestation.

Sarkozy a également
rencontré, à titre privé, les deux principaux responsables de l'Union
européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel
Barroso
.

 

 

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