"Mur des cons" : mise en examen au Syndicat de la magistrature

La présidente du Syndicat de la magistrature, Françoise Martres, a été mise en examen pour "injures publiques", en sa qualité présumée d'"éditrice" de l'affichage, dans l'affaire du "Mur des cons". Au printemps dernier, un mur, ou plus exactement un panneau de photos installé dans le local du syndicat à Paris, avait été révélé au grand public via la diffusion d'une vidéo, par le site Atlantico.

(Olivier Corsan Maxppp)

C'est
une information de Valeurs actuelles , confirmée par une source judiciaire. La
présidente du Syndicat de la magistrature (SM), Françoise Martres, a été mise en
examen le 17 février pour "injures publiques" à un membre de l'Assemblée nationale,
en l'occurrence le chef de file des députés UMP à l'Assemblée, Christian Jacob.

Le Syndicat de la magistrature a confirmé vendredi dans un communiqué : "La presse s'est fait l'écho ces dernières heures des fuites savamment orchestrées révélant" la mise en examen de Françoise Martres, "en sa qualité présumée 'd'éditrice' de l'affichage figurant dans le local privé" du syndicat, indique-t-il.

Plusieurs portraits de personnalités politiques

L'affaire
dite du "Mur des cons" remonte au mois d'avril 2013
. Un mur, ou plus exactement
un panneau de photos installé dans le local du syndicat de la magistrature à
Paris, avait été révélé au grand public via la diffusion, par le site Atlantico,
d'une vidéo tournée par un journaliste de France 3, Clément Weill-Raynal, dans le cadre d'un tournage
pour la chaîne publique. Ce dernier, qui avait indiqué avoir donné la vidéo à un magistrat et non à Atlantico, avait été sanctionné.

Sous
le titre "Mur des cons", on pouvait y voir plusieurs portraits de personnalités
politiques, principalement de droite, dont notamment Brice Hortefeux, Michèle
Alliot-Marie, Nadine Morano ou encore Jacques Attali.

Dans son communiqué, le syndicat de la magistrature redit "qu'il n'a jamais eu l'intention de rendre public" cet
affichage. Il dénonce une nouvelle fois "les méthodes douteuses d'un
journaliste" et "la diffusion par le site Atlantico.fr de cette vidéo
filmée à l'insu des occupants de ce local".