Mort d'Enzo : l'ex-compagnon de la mère condamné à 20 ans de prison

Il a été reconnu coupable de violences répétées par la cour d'assises de Seine-et-Marne. Des violences qui avaient entraîné la mort du petit garçon de 2 ans, à Nemours, en mai 2008.

Une marche a été organisée, le 16 mars 2011 à Melun (Seine-et-Marne), en hommage à Enzo, mort à l\'âge de 2 ans sous les coups du compagnon de sa mère. 
Une marche a été organisée, le 16 mars 2011 à Melun (Seine-et-Marne), en hommage à Enzo, mort à l'âge de 2 ans sous les coups du compagnon de sa mère.  (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

Deux ans après les faits, l'ancien compagnon de la mère du petit Enzo a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, vendredi 30 mars, par la cour d'assises de Seine-et-Marne. L'homme de 31 ans a été reconnu coupable de violences répétées ayant entraîné la mort du petit garçon, alors âgé de 2 ans, en mai 2008 à Nemours. La mère de l'enfant a, elle, été condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour avoir assisté aux violences sans réagir.

Le calvaire d'Enzo

Enzo a succombé à ses blessures, le 31 mai 2008, sans que les pompiers puissent le réanimer. L'enquête a montré que durant les deux jours précédents, l'ami de sa mère, maître-chien, lui a asséné des gifles, des coups de pied, l'a frappé avec des objets, notamment une laisse. Des violences exercées au motif que l'enfant n'obéissait pas et en présence de la mère, dans son appartement de Nemours.

Une maltraitance signalée, mais laissée sans suite

Déjà, le 18 mai 2008, le petit garçon avait été cogné par terre et contre les meubles de la salle de bains, toujours par le même homme. Ce dernier avait même tiré sur l'enfant à trois ou quatre reprises avec un pistolet à billes, le touchant au visage.

Emmené le lendemain à l'hôpital à l'initiative de sa nourrice, Enzo avait alors fait l'objet d'un signalement pour suspicion de maltraitance transmis au procureur de la République via le conseil général. L'enfant avait finalement été rendu à sa mère le 29 mai, faute d'éléments prouvant la maltraitance. Deux jours plus tard, il succombait sous les coups.