Mort à la cantine du petit Mathias : l'autopsie confirme une allergie aiguë

"Aucune faute pénale n'est en l'état caractérisée", indique le procureur adjoint de la République de Bourg-en-Bresse après la mort de Mathias le 27 novembre à Jujurieux (Ain).

Devant le groupe scolaire Charles Juliet à Jujurieux (Ain), le 28 novembre 2014, au lendemain de la mort de Mathias, 9 ans. 
Devant le groupe scolaire Charles Juliet à Jujurieux (Ain), le 28 novembre 2014, au lendemain de la mort de Mathias, 9 ans.  (MAXPPP)

Le décès de Mathias, 9 ans, après un déjeuner à la cantine de son école le 27 novembre à Jujurieux (Ain), fait suite "à une forme majeure d'allergie", selon les résultats de l'autopsie. "L'autopsie de ce jeune garçon a révélé un décès dû à un choc anaphylactique en relation avec une forme majeure d'allergie", explique vendredi 5 décembre le procureur adjoint de la République de Bourg-en-Bresse, François Blanc.

Néanmoins, "diverses analyses sont en cours afin de déterminer le produit allergogène", ajoute le magistrat en soulignant qu'"aucune faute pénale n'est en l'état caractérisée""Les premières investigations montrent que les protocoles médicaux paraissent avoir été respectés à la cantine", poursuit-il. L'enquête, dans le cadre juridique de recherche des causes de la mort, "se poursuit afin de préciser les conditions du déroulement de ce drame", précise François Blanc.

Le 27 novembre dernier, le jeune Mathias, qui avait des antécédents asthmatiques, s'était plaint en sortant de la cantine vers 13 heures et n'avait pu être réanimé par les secours. Un urgentiste avait alors indiqué que l'enfant avait succombé d'une crise d'asthme aiguë, due à un choc anaphylactique.

Les cas mortels d'allergie à la cantine sont très rares

"C'est d'abord un sujet médical, accidentel, dramatique, mais ce n'est pas un sujet pénal", avait expliqué lors d'une conférence de presse le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Denis Mondon, au lendemain du drame et dans l'attente des résultats de l'autopsie. Dans le même temps, en hommage au garçonnet, des fleurs, des dessins et des peluches avaient été déposés devant l'école primaire de la victime par des parents et des enfants de Jujurieux.

Les cas mortels d'allergie à la cantine sont très rares : une recherche dans les archives de l'AFP a fait apparaître un seul précédent en 2007 à Septèmes-les-Vallons (Bouches-du-Rhône), près de Marseille. Un garçon de presque neuf ans, allergique au fromage de brebis, était mort après en avoir mangé lors de son repas.