Mise en examen de Pierre-Ambroise Bosse : "Le mensonge, vous le payez cher", selon l'avocat de l'agresseur présumé

Arnaud Dupin, avocat de l'agresseur présumé de Pierre-Ambroise Bosse, a réagi, jeudi matin sur France Bleu Gironde, à la mise en examen pour "violences volontaires" du champion du monde du 800 m.

Pierre-Ambroise Bosse, le 15 août 2014, à Zurich (Suisse).
Pierre-Ambroise Bosse, le 15 août 2014, à Zurich (Suisse). (OLIVIER MORIN / AFP)

L'avocat de l'agresseur présumé de Pierre-Ambroise Bosse est revenu jeudi 1er mars sur France Bleu Gironde sur la mise en examen du champion du 800 m pour "violences volontaires".

Me Arnaud Dupin estime que "le mensonge, vous le payer cher""La justice n’aime pas le mensonge. Et l’opinion publique pas plus. [Pierre-Ambroise Bosse] est un grand champion, mais ce jour-là, il est passé à côté", a déclaré Me Dupin sur France Bleu Gironde.

Dans ses récits, Pierre-Ambroise Bosse s'est jusque là toujours posé en victime. En août 2017, il a raconté avoir été "sauvagement agressé" par trois individus vers 4 heures du matin, alors qu'il signait des autographes sur le parking du casino de Gujan-Mestras (Gironde). Il l'avait écrit dans un message Facebook, impressionantes photos à l'appui.

Si Pierre Ambroise Bosse avait montré plus de discernement, de distinction, on n’en serait pas làArnaud Dupin
avocat de l'agresseur présumé de Pierre-Ambroise Bosse
à France Bleu Gironde

"Cela ne servait à rien d'orchestrer tout ce battage médiatique, a estimé Arnaud Dupin. C’est une agression et c’est ce qui vaut une mise en examen pour violences volontaires avec armes."

Pour l'avocat, son client n'a fait que se défendre, après avoir reçu une bouteille en verre lancée par l'athlète. "Il faut accepter les règles de notre pays et ne pas s’affranchir de tout ça parce qu’on a une notoriété débordante", a-t-il poursuivi

Dans sa version, Pierre-Ambroise Bosse avait expliqué s'être réfugié dans sa voiture pour fuir des fans trop enthousiastes. C'est à ce moment-là que le champion du monde aurait reçu une claque. Il serait sorti de son véhicule pour demander des explications et aurait alors été frappé. Le jeune homme de 24 ans, rapidement interpellé, est lui aussi mis en examen pour "violences volontaires". Il a été placé sous contrôle judiciaire.