Michel Cardon, écroué depuis plus de 40 ans, sera fixé le 30 mars sur sa demande de libération conditionnelle

Lors de l'examen de la demande de libération conditionnelle de Michel Cardon, jeudi, le parquet a requis le placement en liberté conditionnelle de ce détenu condamné à la perpétuité pour meurtre en 1977, sous réserve d’un accueil dans une structure dédiée.

Michel Cardon à Amiens (Somme), le 10 juillet 1979.
Michel Cardon à Amiens (Somme), le 10 juillet 1979. (AFP)

La demande de libération conditionnelle de Michel Cardon, détenu à la prison de Bapaume (Pas-de-Calais) et écroué depuis plus de 40 ans, a été examinée jeudi 15 mars par le tribunal d'application des peines d'Arras. La décision sera rendue le 30 mars.

Le parquet propose la liberté conditionnelle sous réserve

Le parquet a requis le placement en liberté conditionnelle de Michel Cardon, condamné à la perpétuité pour meurtre en 1977, sous réserve d’un accueil dans une structure dédiée et agréée. Deux solutions ont été proposées par l’avocat de Michel Cardon. La première est un Ehpad à Bapaume tandis que la seconde est un centre d'hébergement et de réinsertion sociale en région parisienne.

Michel Cardon, 67 ans, est l'un des plus anciens prisonniers de France. En 1977, il a été condamné, avec un complice, à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre d'un voisin qu'ils avaient cambriolé. La peine de mort avait été requise. Les deux hommes étaient repartis avec un butin de 200 francs et une charrette d'objets dérisoires. Michel Cardon aurait pu réclamer depuis vingt ans le bénéfice d'une liberté conditionnelle. Son avocat a demandé sa grâce, fin février, au président de la République Emmanuel Macron.