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Meurtres de l'Essonne : l'enquête pourrait être relancée

L'affaire des meurtres de l'Essonne, cette série de quatre homicides commis dans ce département entre novembre 2011 et avril 2012, pourrait être relancée. Première personne à avoir été mise en examen, soupçonnée d'avoir commis le premier des quatre meurtres, Michel Courtois avait bénéficié d'un non-lieu dans ce dossier. Ce lundi, l'homme a été de nouveau mis en examen.
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Radio France
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 (Maxppp)

C'est un imbroglio judiciaire extrêmement rare : une personne va être de nouveau être mise en examen après avoir bénéficié d'un non-lieu. Il s'agit de Michel Courtois, premier suspect identifié dans l'affaire dite des "Meurtres de l'Essonne", cette série de quatre homicides commis dans le département entre novembre 2011 et avril 2012. 

Michel Courtois a été mis en examen pour le premier des quatre meurtres : celui de Nathalie Davids, une laborantine de 35 ans retrouvée morte le 27 novembre 2011 dans le parking de sa résidence à Juvisy-sur-Orge (Essonne). L'homme avait d'abord reconnu les faits avant de se rétracter, ce que son avocat conteste, précisant que les procès-verbaux n'avaient pas été correctement retranscrits. "Il n'a jamais fait d'aveux ", explique son avocat.

Incarcéré pendant 6 mois

Suspecté, Michel Courtois avait été ensuite incarcéré pendant six mois, du fait notamment des traces compatibles avec des résidus de tirs retrouvées sur la veste. Seulement, trois mois après son incarcération, un deuxième meurtre avait eu lieu, avec la même arme, puis un troisième et un quatrième. 

Et u n deuxième personnage était apparu pendant ce laps de temps. Cet homme, Yoni Palmier, a finalement été confondu pour les trois derniers meurtres sans liens apparents entre eux. Il a alors été considéré comme l'auteur du premier de la série, attribué à Michel Courtois. Ce dernier a donc bénéficié d'un non-lieu. 

Nouvelle mise en examen

Mais ce lundi, Michel Courtois a une nouvelle fois été mis en examen pour le premier des quatre homicides. C'est la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris qui a annulé l'ordonnance de non-lieu dont il a bénéficié le 2 juillet. 

Cet épisode juridique rarissime a lieu pour des questions de procédure. "C'est une bourde procédurale. L'instruction a été catastrophique sur le fond et sur la forme du début jusqu'à la fin ", a commenté l'avocat de Michel Courtois qui a fait part de la "déception " de son client.

Toutefois, cette "bourde procédurale " pourrait relancer l'enquête, puisque l'avocate de la première victime, Nathalie Davids, demande une confrontation entre les deux hommes, Yoni Palmer et Michel Courtois. 

Une infographie rappelant les principaux meurtres, entre novembre 2011 et avril 2012 :

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