Meurtre d'Océane : la perpétuité incompressible pour Nicolas Blondiau

Nicolas Blondiau, 28 ans, est devenu le troisième homme condamné à la réclusion à perpétuité incompressible en France. Il était jugé pour le meurtre et le viol d'Océane en 2011. La cour d'appel d'assises d'appel du Vaucluse a confirmé le verdict rendu en première instance.

(Nicolas Blondiau a vu la condamnation à perpétuité prononcée en première instance confirmée en appel © Maxppp)

Nicolas Blondiau est revenu au stade du verdict de première instance. La cour d'assises d'appel du Vaucluse l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité réelle pour le meurtre et le viol d'Océane, 8 ans, en novembre 2011. A 28 ans, il devient donc le troisième homme qui écope de cette peine en ce jour. Les deux autres étant Michel Fourniret et Pierre Bodein. Cette peine est conforme aux réquisitions de l'avocat général : "Ce n'est pas une peine de vengeance que je vous demande, mais une interrogation. Avez-vous la certitude au regard de ce que Blondiau a dit, au regard de ce que les experts ont dit, qu'il ne récidivera pas? ", a demandé Bernard Marchal. Il avait ne s'était en revanche pas prononcé sur l'incompressibilité.

Enlèvement dans son quartier

La cour d'assises du Gard avait prononcé en décembre 2013 la perpétuité réelle à l'encontre de Nicolas Blondiau qui avait enlevé Océane alors qu'elle allait chercher un jeu vidéo, le soir du 5 novembre 2011, chez un ami de la famille qui habitait à 160 m de son domicile, dans le quartier ancien de Bellegarde. Après l'avoir violée, étouffée et poignardée, il avait abandonné son corps au pied d'un olivier, à trois kilomètres du village.

"Il n'entre pas dans la catégorie extrême des ces ex-condamnés à mort que sont les tueurs en série "

L'avocat de Nicolas Blondiau avait demandé "une peine qui soit juste ", souhaitant écarter la perpétuité réelle "pour ce garçon qui n'a rien fait avant, qui est un médiocre, un lâche, parce qu'il n'entre pas dans la catégorie extrême des ces ex-condamnés à mort que sont les tueurs en série ".

"Il peut être désolé, ça ne la ramènera pas "

Mutique en première instance en raison de son traitement, l'accusé s'est montré un peu plus disert  : "Si je pouvais donner ma vie pour faire revenir Océane, je l'aurais fait sans hésitation. Je suis vraiment désolé d'avoir ôté la vie d'Océane ", a déclaré Nicolas Blondiau. "Pourquoi je l'ai fait, pour l'instant je ne sais pas, mais j'ai envie de savoir et les parents d'Océane ont aussi envie de savoir ", a-t-il ajouté, précisant qu'il voyait une psychologue et un psychiatre en détention. "Il peut être désolé, ça ne la ramènera pas ", a chuchoté à la barre vendredi matin la mère de la fillette, Erika Luna.