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Marine Le Pen jugée pour avoir comparé les prières de rue à l'Occupation

La présidente du Front national comparaît ce mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon pour des propos tenus dans un meeting il y a près de cinq ans. Marine Le Pen avait comparé les "prières de rue" de musulmans à la période de l'Occupation. Elle encourt une peine d'un an de prison et 45.000 euros d'amende.
Article rédigé par Laurent Doulsan
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Marine Le Pen au parlement européen ce mois-ci © Maxppp)

Les propos incriminés sont prononcés en décembre 2010 à Lyon, en pleine campagne interne pour obtenir la présidence du Front National. Marine Le Pen bataille alors contre Bruno Gollnish. Officiellement, elle ambitionne déjà de "dédiaboliser" le parti d'extrême-droite, mais devant des militants friands de discours musclés, elle se lâche : les "prières de rue" de musulmans en manque de lieux de culte sont comparables, selon elle, à une "occupation" .

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Une "occupation de pans du territoire, de quartiers" , développe la future patronne du FN, "sans blindés, sans soldats, mais une occupation tout de même" . Dans un autre passage de son discours, elle fait aussi clairement référence à l'occupation nazie.

Quatre associations se sont constituées parties civiles

Cinq ans plus tard, renvoyée en correctionnelle pour "incitation à la haine raciale", Marine le Pen explique qu'elle parlait d'"occupation " avec un petit "o", sans se référer à la Seconde Guerre mondiale. Une ligne de défense qui ne convainc absolument pas les quatre associations anti-racistes qui se sont constituées parties civiles. Ces dernières notent aussi que c'est à force de propos comparables que Jean-Marie Le Pen a récemment été exclu du FN sur ordre de sa fille. 

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